Une toute jeune entreprise
se débat désespérément
Après un faux départ, une toute jeune entreprise, en état de fragilité extrême, se débat désespérément pour sa survie. Notre coach lui propose un plan de relance en quatre étapes.
Spécialisée dans les services de soutien de la santé et sécurité en entreprise, la compagnie a démarré ses opérations il y a environ six mois. Mais, déjà, les mois d’été sont désastreux, car beaucoup des personnes contactées sont en vacances. La prise de rendez-vous est très difficile.
Le temps passe, les dépenses s’accumulent et le directeur général, aussi responsable du marketing et des ventes, s’essouffle. Il constate une difficulté croissante à faire vivre son organisation. Malgré tout, il cherche activement des solutions. Mais les employés désertent le navire au fur et à mesure que les difficultés s’accumulent.
L’entreprise a besoin de financement… qui devient de plus en plus conditionnel à sa capacité de générer un chiffre d’affaires, qui devrait jouer dans les 200 000$ au minimum, selon l’opinion d’un analyste financier. Un mentor accompagne le président. Il insiste sur ces éléments incontournables, tout en leur ouvrant des portes chez des clients potentiels importants.
Quatre défis entravent la réussite de cette entreprise :
Premier défi : Travailler en vision partagée
Le président, responsable de l’administration et qui a investi le capital de démarrage, perd progressivement l’envie de foncer et de développer l’organisation. La vision partagée avec son directeur général s’étiole tranquillement, au point de ralentir grandement l’enthousiasme de tous les membres de l’équipe. L’entreprise perd de son élan. Le rêve fondateur est affaibli. L’adversité est en train de tuer les énergies et la volonté de continuer de développer des affaires. Sans capital frais ou résultats financiers améliorés, l’entreprise s’enlise progressivement.
Deuxième défi : Mobiliser le personnel
Le roulement du personnel est énorme. En six mois, il fut supérieur à 100%. Le moral est très bas et les gens qui intègrent l’organisation réalisent rapidement qu’il leur sera difficile de s’y faire un avenir. Ils quittent, les uns après les autres. Tout est à recommencer chaque fois et les promoteurs sont essoufflés. Ils ne savent plus comment redonner à l’organisation son second souffle. Les employés qui perdurent deviennent de plus en plus négatifs et découragés. C’est comme si personne ne semble voir la lumière au bout du tunnel. Les résultats ne sont pas là et les gens s’inquiètent et s’épuisent.
Troisième défi : Fermer les ventes
Les ventes ne décollent pas : l’entreprise en a réalisé une seule, de 4 000$, en six mois d’opération. Les marges de manœuvre diminuent et les contraintes financières commencent à se faire lourdes. Même si beaucoup d’énergie est canalisée à essayer de pénétrer le marché, rien n’aboutit. Les efforts en marketing et vente ne donnent pas les résultats escomptés et les coûts de ces ventes non réalisées handicapent grandement le potentiel de réussite de l’organisation. Ils ont pourtant beaucoup travaillé !
Ils ont :
- produit une brochure corporative bilingue qui présente bien leurs produits et services;
- cherché à se faire connaître par un publipostage de 3600 lettres, avec retour d’appels;
- sollicité les 500 plus grandes entreprises du Québec;
- distribué 6000 feuillets publicitaires au centre-ville de Montréal et à Laval;
- participé à deux congrès durant lesquels ils ont fait plus de 400 contacts;
- réalisé une présentation lors d’une « activité midi » auprès de 130 personnes.
- ils font de la sollicitation téléphonique, sans succès.
Quatrième défi : Soutenir leurs efforts par une image corporative adéquate
Donner l’image d’une organisation propre et en santé est essentiel pour que l’entreprise soit crédible dans son propre marché. Pourtant, les bureaux sont dans un très grand désordre et devraient refléter davantage la mission de l’organisation.
Le siège de l’entreprise devrait offrir l’image de la propreté, de la santé, de la joie de vivre et de travailler dans un environnement sain. C’est comme si tout le monde courait après un succès qui ne vient pas sans prendre le temps de soigner sa propre organisation du travail, ou de bichonner son environnement immédiat. On pourrait vraiment considérer ces gens-là comme des cordonniers mal chaussés. |